L’appel de Dieu, les signes

Que veux dire pour vous un appel de Dieu?

Quelle forme de vocation? La vie religieuse, la prêtrise, le célibat, le mariage, la vie missionnaire, etc…

Quand on demande un signe à Dieu, comment à votre avis, répond-il? Dieu parfois ne répond pas sous la forme qu’on pense.

Pour entendre l’appel

Dieu habite déjà notre cœur mais les  » bruits du monde  » dérangent notre âme et paralysent notre écoute intérieur, surtout notre capacité de s’intérioriser pour trouver Dieu dans notre profondeur intérieure.

Les  » bruits du monde  » = la musique style walkman, la télévision, il nous faut absolument du bruit. Ça veut pas dire que tout n’est pas bon, mais simplement qu’il faut prendre des temps de silence.

Nous aurons besoin de l’aide d’un accompagnateur ou d’un guide spirituel, et ils doivent le faire de manière à respecter notre liberté.

Sûrement que dans votre vie vous vous êtes demandé la fameuse question : POURQUOI ?, pourquoi Dieu, pourquoi moi, pourquoi la vie, pourquoi la mort, pourquoi j’existe, pourquoi… etc… C’est tout à fait normal qu’on se pose cette question, ça fait partie de notre côté humain.

Il ne faut pas chercher les réponses à nos questions en demandant à Dieu ou a quelconque esprit PAR la magie, la divination ou d’un quelconque recours à des forces occultes.

On pose les questions à Dieu de façon très simple. Comme un enfant qui questionne son père. Vous remarquerez que l’enfant le fait avec confiance et patience.

Il y a deux genre ou 2 types de questions

  1. Les pourquoi « terre à terre »Il y a des millions de pourquoi qui touchent tous les domaine de notre vie humaine ce sont des questions très terre à terre, des questions auxquelles il est facile de répondre, on peux par nous même trouver les réponses car elles sont facile à trouver, elles sont à notre portée.
  2. Ex: Lorsque le scientifique Newton a observé la chûte d’une pomme, il s’est posée la question: pourquoi est-elle tombée vers le sol ?.. et c’est ainsi qu’après longue réflexion a été donnée la réponse contenue dans la théorie sur la pesanteur et la gravité.

  3. Les pourquoi qui nous dépassent
    Les questions comme : Qui suis-je? Pourquoi est-ce que j’existe? Pourquoi la souffrance ou le mal? Qu’est ma mort? etc.

Ces questions touchent le sens de notre vie. La réponse de ces pourquoi ne sont pas faciles à trouver mais Dieu a des réponses à nous donner.

Il existe 3 façons ou 3 manières de répondre à l’appel de Dieu

  1. Le premier mode de réponse est la fuiteJe n’ai pas le temps de m’occuper de cela…, j’ai bien assez à faire…
  2.  

    Dans le fond c’est fuir l’appel, on ne veut pas l’entendre, on s’arrange pour être trop occupé.

    Avoir une vie remplie ne signifie pas forcément qu’on lui donne un sens.

    Le désespoir est une fuite (c’est facile de dire, je suis déprimé donc l’appel n’est pas pour moi. Ce laisser aller au désespoir est une forme de suicide face à la vie, la qualité de la vie, (on meurt à petit feu) c’est comme baisser les bras avant même d’essayer d’écouter son appel.

  3. Le second mode de réponse est l’investissement dans une valeur humaineLes valeurs morales, humaines ou personnelles sont excellentes pour l’équilibre du monde et de la personne. Mais dire qu’on répond à l’appel de Dieu en travaillant seulement pour des valeurs morales, ex : la justice, la paix, la famille, n’est pas le but principale d’une réponse à Dieu. Parfois notre travail est tellement axé sur des valeurs morales que ça devient notre propre petit dieu. On s’imagine pourtant avoir répondu à l’appel de Dieu.
  4. Une troisième manière de répondre consiste en une ouverture à Dieu.Accepter que notre vie dépend de Dieu car c’est lui qui nous donne la vie. En plus Dieu nous regarde, il regarde ce que nous faisons, tout comme une mère qui regarde son nouveau-né, même il nous regarde comme un ami. Pour cela il faut la foi.

En partant pour vouloir être à l’écoute de Dieu, cela suppose qu’on a déjà la foi. On croit que Dieu existe et acceptons Jésus-Christ dans notre vie. De là, la grâce a commencé à travailler en moi et a mis dans mon cœur un désir de le suivre, de le servir et de l’aimer.

Comment je me situe face à Lui?
Comment est-ce que je L’accueille?
Comment est-ce que je « gère » ma relation à Lui, dans le cadre de mon appel?

  1. Soit que je décide par moi-même de donner un sens à ma vie, sous le regard de Dieu. Je crois sincèrement en Dieu et je sais dans le fond de mon cœur qu’il m’appelle et de moi-même je prend la décision. (Ça peut être un différent appel, le mariage, la vie religieuse, le célibat etc.)Je le fais dans la foi, au meilleur de ma connaissance pour la Gloire de Dieu et le service de l’Église.
  2. Ou bien je laisse Dieu me faire voir son appel et je peux être surpris. J’ouvre mon cœur pour accueillir ce qu’il veut me dire et non pas ce que je pense qu’il veut me dire.Pour laisser Dieu me faire voir son appel, il va falloir que je sois très patient pour laisser grandir en moi son désir que j’accueille sa volonté. En fait, c’est après réflexion que je réalise ce qui m’habite.Cette attitude est préférée de Dieu car elle lui laisse la liberté de me parler comme Il parle à un ami.

Tant et aussi longtemps que je me donnerai moi-même mon propre appel ou tant que je fuierai l’appel qui vient de Dieu, j’aurai de l’insatisfaction dans mon cœur, j’aurai l’impression ou le sentiment de n’être pas rendu à la vraie lumière et à ce que je suis réellement. Un sentiment de vide.

Ce qu’il convient de comprendre avant tout, c’est que Dieu espère déjà de moi ce que j’ignore (peut-être) encore. Et s’il l’espère, c’est qu’il m’a déjà donné la grâce et la force nécessaire pour l’accomplir.

Appel Biblique

Le Seigneur dit à Abram: « quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père pour le pays que je t’indiquerai. Je ferai de toi un grand peuple, je te bénirai, je magnifierai ton nom: sois une bénédiction! »(Gn.12)

Abram = Abraham: parce qu’Abram devient un autre homme, non pas une autre créature, mais une créature avec qui Il fait alliance et habite totalement.

  1. Quand on prend la décision de suivre le Seigneur, de quitter…quelque chose ou quelqu’un (ou les deux), ça peut se faire par étape ou bien seulement dans certains domaines de notre vie. Tout appel comporte une action de  » quitter… « 
  2. Le but de son « voyage », ou de son aventure avec Dieu.  » Quitte.. pour le pays que je t’indiquerai » (que je t’indiquerai plus tard)Abraham parti sans savoir où il allait. Le Seigneur nous fait pressentir quelque chose, mais on ne sait pas tout d’avance.
  3. La promesse.  » je ferai de toi un grand peuple, je te bénirai, je magnifierai ton nom… »Il ne demande jamais à une personne de tout quitter.. pour rien. Dieu voit grand pour nous et il désire toujours donner en abondance.Il n’y a qu’une chose qui, malheureusement, empêche le Seigneur d’aller jusqu’au bout de la réalisation de ses promesses à notre égard: notre manque de confiance et d’audace.

Les peurs

La peur de s’approcher de Dieu… de se laisser approcher par lui.

  1. Fausse image
    1. Dieu serait celui qui oblige la personne: je dois faire ceci, choisir tel chemin parce que Dieu m’y contraint, et que je ne discute pas avec un pareil Dieu.Attention :  » Dieu tient toujours compte de notre liberté personnelle « .
    2. Il existe une autre image de Dieu, moins épeurante, mais tout aussi fausse: celle d’un bon vieillard, plus que permissif, qui fermerait les yeux sur tout ce que ferait la personne (de négatif) sous prétexte d’aimer…

    Ces fausses images de Dieu peuvent expliquer une certaine indifférence à l’égard de Dieu.

  2. La peur de DieuOn a peur d’approcher Dieu souvent à cause de certaines blessures. C’est une peur normale pour tout le monde, par contre ça n’empêche pas Dieu de nous appeler.Pour répondre à un appel et suivre le Christ, ça demande une relation vraie avec Dieu.
    1. Le péché ne nous empêche pas de nous approcher du Seigneur si on prend le temps de se remettre à sa Miséricorde (son pardon).
    2. La peur de Dieu, par contre, nous fait rester loin de lui.
  3. Discerner les peurs
    1. Prendre conscience de ces peurs (de cette façon nous pourrons permettre au Seigneur de nous approcher et de diminuer nos peur).
    2. Les accepter et surtout donner la chance au Seigneur de guérir nos blessures qui sont la cause de nos peurs.
    3. Il faut être patient car ça peut prendre des années avant que nos peurs disparaissent. La meilleure façon, c’est de les présenter au cœur de Jésus.
  4. Les peurs spécifiques de l’appelNous avons surtout peur de ce que nous croyons, que Dieu s’attend de nous. De ce qu’il pourrait nous demander.
    1. La peur de n’être pas heureuxC’est très normal car nous désirons tous être heureux. Mais posons nous la question : quelle est notre conception du bonheur? Qu’est-ce que ça veut vraiment dire le bonheur?Le saint Curé d’Ars nous répliquait tout de go : « Le seul bonheur en ce monde est d’aimer le Seigneur et de savoir qu’il nous aime ».

      Disons qu’on se dit : J’ai envie de me marier, mais j’ai peur qu’en suivant le Seigneur, il me demande d’y renoncer…donc, je préfère ne pas lui poser la question! Ça nous ressemble n’est-ce pas?

      Notre Seigneur n’est jamais  » sadique  » et son grand désir est de nous attirer dans sa propre joie qui deviendra ainsi la nôtre…par divers chemins et sous diverses formes.

      Tout appel ouvre à la joie.

      Dieu ne refuse pas les joies naturelles comme celle de se réjouir entre amis, de marcher dans la nature ou de s’émerveiller devant un bébé. Au contraire, seuls ceux qui sont capables de joie naturelle, peuvent goûter la joie spirituelle…

    2. La peur de perdre sa libertéLorsqu’on répond à l’appel de Dieu, il sera celui qui dirigera notre vie, si on le laisse faire comme de raison, parce qu’on reste toujours libre. Notre vie ne sera plus la même parce qu’on aura pris librement la décision de la changer pour le mieux parce qu’on est maintenant à l’écoute de Dieu. On garde toujours notre liberté de pensée et d’action.
    3. La peur de se tromper de routeOui on peut se tromper, c’est pour ça que c’est important d’être soutenu par un conseiller, un guide, un accompagnateur, des personnes en qui on a confiance et qui veulent aussi suivre la volonté de Dieu.Nous ne serons jamais entièrement certain avant de nous engager complètement. Par exemple : souvent avant un mariage, on entend des personnes dire qu’elles hésitent, elles ne sont plus certaines, ne veulent plus se marier (pas toujours). Il y aura toujours un saut, un pas dans la foi.

      Gardons confiance en Dieu.

      Dans la mesure où nous sommes vrais devant lui, désirant réellement découvrir sa volonté d’amour sur notre vie, et prenant les moyens pour cela, Dieu ne permettra pas que nous fassions fausse route.

      Et même si, on ne répondait pas à l’appel de Dieu (plus ou moins volontairement) et que nous ayons pris un autre chemin, le Seigneur ne nous abandonneras pas pour autant. Il restera quand même avec nous.

    4. La peur de manquerPeur de manquer de loisirs, d’argent, de distractions, etc.. Il y a des peurs plus « profondes »: manquer d’affection, de tendresse… Dieu connaît nos véritables besoins et il les comble toujours.
    5. La peur qu’il nous soit trop demandéCelle-ci est fréquemment lié à notre imagination qui nous fait anticiper – en les déformant, des épreuves futures. Or, ce que nous vivons dans le moment présent peut toujours être assumé. Dieu veut nous apprendre à vivre au jour le jour, nous qui sommes trop souvent plongés dans le passé ou dans le futur. (les grâces actuelles)Dieu ne permettra jamais que nous vivions des événements au delà de nos forces.

Pour un discernement de notre vocation

Le Seigneur n’appelle jamais de la même façon, car c’est personnel à chacun.

  1. l’urgence des tempsDieu semble appeler aujourd’hui plus qu’hier. Des vocations de plus en plus nombreuses surgissent maintenant (ex: marie jeunesse, les béatitudes, la famille Myriam, La communauté de l’Alliance)Des grâces réservées auparavant à des personnes fort avancées dans la vie spirituelle ou mystique sont parfois accordées à des jeunes convertis
  2. la période-basculeIl s’agit d’une prise de conscience: Je réalise que ma vie ne me satisfait plus. Même si j’ai une vie qui porte fruit pour Dieu, C’est comme-ci j’avais besoin de plus. Dans le fond ça veut tout simplement dire que le Seigneur désire prendre plus de place dans ma vie.La vie avec le Christ n’est pas comme un concours qu’il faut réussir et une fois réussi, tout est fini et classé! Au contraire, plus je trouve Dieu en répondant à son appel, plus je désire aller loin avec lui.

    Il ne faut pas trop vite conclure à une période-bascule lorsqu’elle semble survenir juste après un échec, qu’il soit affectif, professionnel, ou même spirituel. L’échec entraîne bien souvent un bouleversement intérieur incitant à un changement.

  3. les événements-signesMême si mon appel demeure flou, si je me donne la peine de regarder, il y a beaucoup des signes et d’événements qui peuvent me guider dans mon choix.Le choix d’une vocation ne vient pas d’un seul coup (ou du moins rarement). Il faut laisser la grâce de Dieu nous habiter et grandir en nous. Dieu prépare le terrain depuis fort longtemps.
    1. Rencontre entre désirs et événementsUn appel se situe toujours dans le désir qui nous habite. Dieu s’il veut quelque chose, le mettra déjà dans notre cœur et si on regarde bien il y a des événements et des signes que nous avons vécus ou que nous sommes en train de vivre.
    2. L’équilibre psycho-affectifDieu n’attend pas que nous soyons guéris de tel ou tel problème pour manifester son appel. Souvent son appel vient répondre à nos besoins et sera pour nous source de guérison dans le temps.
  4. Relativiser l’apport charismatiqueLes charismes peuvent être utiles dans un discernement de vocation, mais ils ne sont jamais déterminants dans notre choix de vie.Une prophétie, une parole de connaissance reçues ne pourront que confirmer une intuition intérieure déjà présente. Elles peuvent parfois nous éclairer davantage ou bien nous apporter certaine lumière qui nous manquait, donner un  » coup de pouce ».

    Il est important de savoir que Dieu ne fait jamais de  » forcing  » dans notre conscience et ne viole jamais notre liberté.

    Un appel que l’on perçoit est destiné à faire notre bonheur, et notre sainteté.

  5. Ne pas attendre d’être prêtOn ce sens jamais prêt pour répondre à un appel ou du moins c’est rare. C’est normal. Si on se sert de cette excuse pour ne pas répondre à l’appel, on est assuré de vivre une grande tristesse intérieure.

Le saut dans la foi

Même lorsqu’on est convaincu de notre appel, répondre à celui-ci suppose toujours l’épreuve du saut dans la foi.

Tirée du livre : L’appel de Dieu « discernement d’une vocation » de Phillippe Madre, édition du Lion de Juda

par Manon Roussel

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